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Réduire le gaspillage alimentaire à la maison avec les outils disponibles en suisse et les initiatives locales

Réduire le gaspillage alimentaire à la maison avec les outils disponibles en suisse et les initiatives locales

Réduire le gaspillage alimentaire à la maison avec les outils disponibles en suisse et les initiatives locales

À la maison, le gaspillage alimentaire se joue souvent sur de petits gestes : un reste qu’on oublie au fond du frigo, des bananes qui noircissent, un paquet de yogourts dépassé de deux jours que l’on jette « par sécurité ». Pourtant, en Suisse, près d’un tiers de la nourriture produite finit à la poubelle. La bonne nouvelle : une grande partie de ce gaspillage peut être évitée, surtout dans nos cuisines.

Dans cet article, je vous propose un tour d’horizon très concret : des gestes simples à mettre en place en famille, les outils disponibles en Suisse (applications, sites, campagnes), et quelques initiatives locales, notamment en région lausannoise, pour ne pas rester seul face au problème.

Pourquoi le gaspillage alimentaire nous concerne tous

Selon les estimations suisses, près de 330 kg de nourriture sont gaspillés chaque année par personne, tout au long de la chaîne (du champ à l’assiette). Les ménages représentent une part importante de ce gaspillage. Cela veut dire que ce qui se passe dans nos cuisines compte vraiment.

Gaspiller de la nourriture, ce n’est pas seulement jeter des restes :

Pour une famille, réduire le gaspillage, c’est donc à la fois :

Et la plupart des solutions ne demandent ni grandes résolutions, ni gros moyens, mais un peu d’organisation… et quelques bons réflexes.

Commencer par observer : où gaspillons-nous vraiment ?

Avant de tout changer dans votre cuisine, il peut être utile de faire un simple « diagnostic maison ». Durant une ou deux semaines, observez :

Vous pouvez par exemple prévoir un petit bac « à surveiller » dans le frigo ou sur le plan de travail où vous placez tout ce qui doit être consommé en priorité. En fin de semaine, regardez ce qu’il contient encore. Cela vous donnera une bonne idée de ce qu’il faut ajuster.

Impliquer les enfants peut aussi être très parlant. Demandez-leur : « Qu’est-ce que tu vois le plus souvent dans la poubelle ? » Leurs réponses sont parfois très précises… et un peu piquantes !

Cinq gestes simples pour limiter le gaspillage au quotidien

Une fois que vous savez où ça coince, vous pouvez agir là où l’impact sera le plus grand. Voici cinq pistes très concrètes, testées et adaptables à tous les foyers.

Adapter ses courses à la vraie vie

On achète souvent pour la semaine idéale… alors que la semaine réelle inclut un repas à l’extérieur, un changement de programme, une invitation chez des amis.

Quelques astuces :

Des outils suisses peuvent vous aider à mieux planifier, comme l’application de liste de courses Bring! (développée à Zurich), très utilisée en Suisse. Vous pouvez y partager une liste familiale et éviter d’acheter en double.

Apprivoiser les dates de péremption

En Suisse, comme ailleurs, beaucoup de produits sont jetés parce que la date indiquée sur l’emballage est dépassée. Or, il existe deux mentions bien différentes :

La campagne suisse SAVE FOOD, FIGHT WASTE (soutenue notamment par l’OFEV) propose des fiches claires et des vidéos pour y voir plus clair sur ces dates et sur la conservation des aliments. Vous pouvez les consulter sur leur site officiel : c’est une ressource fiable, en français, allemand et italien.

Réorganiser le frigo pour tout voir… et tout utiliser

Un frigo bien rangé, ce n’est pas qu’une affaire de perfectionnisme, c’est aussi un moyen d’éviter que des aliments disparaissent derrière d’autres.

Quelques repères simples :

Certains magasins suisses, comme Migros ou Coop, proposent sur leurs sites (Migusto, Fooby) des conseils de conservation par type d’aliment. Cela peut vous aider à mieux utiliser votre frigo et votre congélateur.

Apprendre l’art d’accommoder les restes

C’est souvent là que tout se joue. Un reste de riz, de pâtes ou de légumes peut devenir un nouveau repas apprécié, ou bien finir à la poubelle, selon ce que l’on en fait.

Voici quelques idées « fourre-tout » utiles pour la semaine :

De nombreuses plateformes suisses de recettes, comme Fooby (Coop) ou Migusto (Migros), proposent des filtres « cuisiner les restes » ou « anti-gaspi ». Vous entrez les ingrédients dont vous disposez, et elles vous suggèrent des idées concrètes.

Utiliser le congélateur comme allié, pas comme cimetière

Congeler, oui, mais avec intention. Le congélateur peut sauver beaucoup d’aliments à temps, à condition d’être un minimum organisé.

Quelques règles pratiques :

Une soirée « dégivrage des restes » une fois par mois peut devenir un petit rituel en famille : chacun choisit un élément à sortir du congélateur, et on compose un repas surprise.

Les applications et outils disponibles en Suisse

Depuis quelques années, plusieurs outils numériques se sont développés en Suisse pour réduire le gaspillage, en particulier dans la vente et la restauration. Certains peuvent aussi devenir de bons alliés pour les familles.

Parmi les plus connus :

À cela s’ajoutent des ressources en ligne :

Ces outils ne remplaceront pas le bon sens, mais ils peuvent le soutenir, surtout si l’on manque de temps ou d’idées en fin de journée.

Initiatives locales et solidarité autour de Lausanne

Au-delà de nos cuisines, il existe à Lausanne et dans la région des initiatives qui luttent contre le gaspillage en lien avec la solidarité. Elles offrent aussi une belle occasion de s’engager en famille ou en groupe de jeunes.

Par exemple :

Renseignez-vous dans votre commune, auprès des services sociaux ou environnement, ou encore via les paroisses et églises de la région : beaucoup de ces projets se construisent en réseau. Pour une famille, c’est aussi une manière très concrète de sensibiliser les enfants à la justice sociale et au partage.

Impliquer les enfants et les jeunes sans dramatiser

Le thème du gaspillage alimentaire peut vite devenir culpabilisant. Or, il peut aussi être vécu comme un terrain de créativité et de responsabilité pour les plus jeunes.

Quelques idées simples :

Pour un groupe de jeunes, pourquoi ne pas imaginer une soirée où l’on cuisine à partir d’invendus récupérés via une application ou une association partenaire, puis on partage le repas ensemble ? C’est concret, convivial, et cela donne du sens à une action très simple.

Faire le lien avec nos valeurs de foi et de communauté

Dans beaucoup de textes bibliques, la nourriture est liée à la bénédiction, au partage, à la gratitude. Le gaspillage questionne donc aussi notre manière de recevoir et de gérer ce qui nous est confié.

Quelques pistes de réflexion à vivre en famille ou en groupe :

Réduire le gaspillage alimentaire devient alors plus qu’un « geste écologique » : c’est une manière très concrète de vivre l’attention aux autres et au monde que Dieu nous confie.

Quelques pas simples à mettre en œuvre dès cette semaine

Si vous deviez retenir seulement quelques actions pour les jours à venir, lesquelles choisir ? En voici trois, réalistes et efficaces :

Vous pouvez aussi décider d’observer pendant quinze jours ce que vous jetez le plus souvent, puis en parler ensemble à la maison. L’objectif n’est pas d’atteindre la perfection, mais de progresser petit à petit, en restant lucides et bienveillants envers nous-mêmes.

En réduisant le gaspillage alimentaire, nous prenons soin à la fois de nos portemonnaies, de la planète et de notre prochain. Et tout cela commence, très simplement, dans nos cuisines, autour de nos tables, une boîte de restes à la fois.

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