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Pfas et eau de boisson : ce qu’il faut savoir pour la qualité de l’eau à la maison

Pfas et eau de boisson : ce qu’il faut savoir pour la qualité de l’eau à la maison

Pfas et eau de boisson : ce qu’il faut savoir pour la qualité de l’eau à la maison

Depuis quelques mois, on entend de plus en plus parler des « PFAS », ces fameux « polluants éternels » qu’on retrouve un peu partout… y compris parfois dans l’eau du robinet. De quoi inquiéter n’importe quel parent qui prépare les biberons ou remplit les gourdes pour l’école.

Alors, faut-il s’alarmer ? Changer toute son installation à la maison ? Acheter exclusivement de l’eau en bouteille ?

Dans cet article, je vous propose de faire le point calmement : comprendre ce que sont les PFAS, où on les trouve, ce que disent les autorités en Suisse, et surtout, ce que nous pouvons faire concrètement à la maison pour protéger notre famille, sans tomber dans la panique.

Que sont les PFAS, ces « polluants éternels » ?

Les PFAS (per- et polyfluoroalkylées) sont une grande famille de substances chimiques. On en compte plusieurs milliers. Elles ont un point commun : elles sont très stables et ne se dégradent presque pas dans l’environnement. D’où leur surnom de « polluants éternels ».

Pourquoi les a-t-on inventées ? Parce qu’elles ont des propriétés très pratiques pour l’industrie :

On les retrouve donc dans de nombreux produits du quotidien :

Le problème ? Parce qu’ils sont très stables, les PFAS s’accumulent dans l’environnement (sols, rivières, nappes phréatiques) et dans les organismes vivants, y compris le nôtre.

Pourquoi les PFAS dans l’eau de boisson posent question

Les études scientifiques suggèrent que certains PFAS peuvent avoir des effets sur la santé à long terme, surtout en cas d’exposition chronique, même à faibles doses.

Les recherches associent une exposition prolongée à certains PFAS à :

Attention : tout cela dépend du type de PFAS, du niveau d’exposition, de la durée. Ce n’est pas parce qu’on boit un verre d’eau contenant une trace de PFAS qu’on tombe malade. Le sujet, ce sont les petites quantités, répétées, sur des années.

C’est précisément pour cela que l’eau de boisson est au centre des préoccupations : nous en buvons tous les jours, toute la vie, et c’est aussi la base des biberons, des soupes, des thés, du café…

Situation en Suisse : que disent les autorités ?

En Suisse, la qualité de l’eau potable est globalement très bonne. Les services des eaux effectuent des contrôles réguliers, notamment sur les polluants émergents dont les PFAS. Quand une source est jugée à risque, elle peut être fermée ou traitée.

Ces dernières années, plusieurs cantons ont réalisé des campagnes de mesure des PFAS dans les eaux souterraines et les eaux potables. Résultat : la plupart des échantillons se situent en dessous des valeurs recommandées. Mais quelques sites problématiques ont été identifiés, souvent à proximité :

Les autorités fédérales travaillent à renforcer la réglementation sur les PFAS, en fixant des valeurs maximales pour l’eau potable, sur la base des recommandations internationales et des nouvelles données scientifiques.

Concrètement, si vous vivez dans une ville ou une commune suisse, votre eau du robinet fait déjà l’objet de contrôles. Les services industriels (par exemple à Lausanne) publient souvent des rapports de qualité de l’eau accessibles au public. C’est une première piste très simple : aller voir ce qui est mesuré chez vous.

Comment savoir si l’eau de mon robinet contient des PFAS ?

Pour l’instant, la présence de PFAS n’est pas toujours indiquée dans les rapports standards, qui se concentrent souvent sur les nitrates, les métaux, les pesticides, la dureté de l’eau, etc. Mais vous avez plusieurs options.

Voici quelques pistes concrètes :

Dans un cadre urbain ou suburbain classique, la première étape reste donc de se renseigner auprès des services des eaux. C’est simple, gratuit, et cela permet déjà de se situer.

Filtres à la maison : utiles ou gadgets ?

Face à l’anxiété autour de la qualité de l’eau, les systèmes de filtration se multiplient : carafes filtrantes, filtres sur robinet, osmoseurs sous l’évier, systèmes complets pour toute la maison. Entre marketing et réalité, il peut être difficile de s’y retrouver.

Pour les PFAS, tous les filtres ne se valent pas. De manière générale, deux technologies sont les plus efficaces :

Ce qui compte, ce n’est pas seulement la technologie, mais aussi les tests indépendants. Avant d’acheter un système, posez-vous quelques questions :

Il est aussi important de garder à l’esprit que les filtres peuvent améliorer la qualité de l’eau, mais ne remplacent pas la responsabilité des autorités publiques. Un filtre à la maison ne devrait pas être la seule réponse à des problèmes structurels de pollution d’une nappe phréatique.

Et l’eau en bouteille, est-ce mieux ?

Quand la confiance dans l’eau du robinet baisse, beaucoup se tournent vers l’eau en bouteille. Mais là aussi, la situation est plus nuancée qu’il n’y paraît.

Certes, certaines eaux minérales ou de source font l’objet de contrôles stricts. Mais elles ne sont pas automatiquement exemptes de PFAS ou d’autres contaminants. De plus, l’eau en bouteille pose d’autres enjeux :

Si l’eau du robinet de votre commune est correctement traitée et surveillée, elle reste généralement un bon choix, surtout avec un filtrage complémentaire si cela vous rassure. L’eau en bouteille peut être utile ponctuellement (voyages, situations particulières), mais en faire la source principale pour toute la famille n’est pas toujours nécessaire ni durable.

PFAS : gestes concrets à la maison, au-delà de l’eau

L’eau de boisson n’est qu’une partie de l’équation. Puisque les PFAS se retrouvent dans de nombreux produits du quotidien, nous pouvons aussi agir sur d’autres fronts. Sans tout révolutionner du jour au lendemain, quelques choix permettent de réduire l’exposition globale.

Voici quelques pistes pratiques :

L’idée n’est pas de tout jeter et de vivre dans la peur, mais de faire évoluer peu à peu nos habitudes vers des produits plus sobres, moins dépendants de la chimie « éternelle ».

PFAS, foi et responsabilité : comment garder le cap sans se laisser submerger

Face à ces questions environnementales et sanitaires, on peut vite se sentir dépassé. On se demande : à quoi bon, si les polluants sont partout ? Comment protéger nos proches sans devenir obsédé par tout ce qui nous entoure ?

Dans la vie de l’Église aussi, ces sujets reviennent de plus en plus souvent : lors des discussions après le culte, dans les groupes de maison, chez les parents qui s’inquiètent pour la santé de leurs enfants.

Quelques repères peuvent nous aider :

La Bible nous invite à être de bons intendants de la création et à prendre soin les uns des autres. S’intéresser à la qualité de l’eau que boivent les enfants de notre quartier, ce n’est pas un luxe, c’est une manière concrète de vivre cette responsabilité.

Ce qu’on peut faire dès cette semaine

Pour terminer de manière très pratique, voici quelques actions simples que vous pouvez poser dès cette semaine, sans bouleverser toute votre organisation :

Les PFAS posent de vraies questions, mais elles ne doivent pas nous paralyser. En comprenant mieux les enjeux, en restant attentifs aux informations fiables, et en ajustant quelques gestes concrets à la maison, il est possible de protéger la qualité de l’eau que l’on boit, tout en gardant une vie simple et sereine.

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